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LES CARNUTES
Le nom de notre village était autrefois Carnotance Villare, cest-à-dire
Domaines des Carnutes au temps de la Gaule Romaine. Les Carnutes, des Celtes,
se sont installés dans notre région vers 500 ans avant JC, sur un territoire composé de
landes incultes, dépaisses forêts et de marais qui sera défriché au Moyen-Age
pour devenir une terre céréalière. Le mot carnute a
donné ladjectif chartain, doù : CHARTAINVILLIERS.
Nous faisons partie historiquement du Pays Chartrain, en Beauce chartraine, très près
du pays Drouais et de llle de France (au nord du ruisseau de Gas et de la Voise).
MADAME DE MAINTENON
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La date de 1696 et les armoiries de
Madame de Maintenon, qui figurent sur le fronton de léglise, attestent
limportance que lamie du Grand Roi devait apporter à ce lieu de culte en le
reconstruisant. |
Les Terrasses
En 1685, Louis XIV, installé à Versailles, désire que les fontaines du Château
fonctionnent jour et nuit; un projet, parmi tant dautres, consiste à détourner les
eaux de lEure à partir de Pontgouin et de les mener aux divers bassins alimentant
le parc.
L'eau voyage au niveau du sol jusquà Théléville, puis il faut traverser la
Vallée de lEure à Maintenon, pour cela Vauban projette la construction dun
aqueduc de 4480 m de long sur trois niveaux darcades (70 m de haut). La
déclaration de guerre à IEspagne, et le manque dargent, arrêtent les
travaux qui ne seront jamais repris. 30 000 hommes ont travaillé sur le site,
10 000 sont morts de maladie (malaria, scorbut). Les Terrasses sont le témoignage de
ce passé.
LHOPITAL DU DUC
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Notre histoire est liée pour une période à celle du château de Maintenon. En effet, en
1674, Madame de Maintenon achète le Château, clos de murs, en bordure de lEure, et
en restera propriétaire pendant 24 ans. Elle fera de sa nièce Françoise dAubigné
son héritière qui épousera en Mars 1698 Adrien-Maurice, duc dAyen, futur duc de
Noailles. En 1731 le Duc fait construire un hôpital pour aider les pauvres gens malades
et infirmes de ses Domaines. Il fonctionnera jusquà la Révolution. ll ne sera
jamais rétabli, mais à la suite dun procès intenté à la commune de Maintenon,
en 1863, il sera attribué, à Chartainvilliers, une indemnisation pour compenser les
bienfaits prévus par le fondateur. Cet hôpital a été jusquen 1990 le
siège de la brigade de Maintenon de la Gendarmerie Nationale. |
Les bornes du chapitre
Six bornes sont positionnées en
limite de Chartainvilliers, Bouglainval et Berchère-St-Germain. Sur
certaines faces, peu lisibles, figurent les armes de la famille de Noailles
(Geules à bande d'or) et sur d'autres faces les armes du chapitre de
Chartres (la "chemisette"). Ces vestiges, d'environ un mètre de haut,
rappellent la limite des propriétés respectives.
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LA REVOLUTION
En 1789 le village de Chartainvilliers comptait 128 feux (environ 500 habitants). Un
cahier de doléances (aujourdhui disparu) est transmis, par deux vignerons (Jacques
LHOMME et Louis MOREL), aux commissaires nommés pour la rédaction dun seul cahier
devant être remis aux députés des États Généraux.
1826 : LA PERTE DU MOULIN
Par ordonnance royale du 9 mars 1826, le moulin de Chartainvilliers, enclavé dans le
territoire de la commune de Soulaires, est réuni à cette dernière. A cette occasion le
territoire de notre commune perd son seul point de contact direct avec la rivière Eure.
Le premier plan cadastral du village dressé en 1832 ne pourra donc pas mentionner ce bien
au titre du territoire communal.
LES GUERRES
Notre commune, comme tant dautres, na pas été épargnée par les guerres.
1870
En 1871 larmée prussienne est restée à Chartainvilliers du 24 Octobre 1870 au 15
Février 1871 avec les contraintes et humiliations quaccompagnent une armée
doccupation. Un jeune garde national, Louis Dauvillier, 21 ans est tué à Épernon,
en fait les circonstances diront quil a été assassiné.
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1914/1918
La Grande Guerre, 24 enfants de la commune donneront leur vie sur les champs de bataille
de Belgique, dArgonne et de de Verdun.
1939/1945
En Juin 1940, le 26ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais soppose à
lavance de larmée allemande; en vain ils lutteront. 56 tirailleurs seront
tués et achevés (les casques étaient tous percés par une balle tirée à bout
portant).
Ils ont été enterrés dans notre cimetière communal. En Décembre 1971 une stèle sera
érigée en reconnaissance de leur bravoure après que les corps aient été relevés
(Septembre 1965).
Nous déplorons également pendant ce conflit 2 soldats tués, 2 personnes déportées. Un
civil sera tué en 1943 dans les champs par un avion allemand. |
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